Edito
EN COUV' : Alors que le monde n’en peut plus de transpirer, le colonel Claypool maintient son cap sur des sentiers définitivement plus frais, là-haut, dans sa propre stratosphère. Nous sommes honorés d’avoir pu nous entretenir avec ce grand vizir du rock dadaïste et commandeur suprême de l’absurdité, et extrêmement fiers de lui dédier la couverture de notre numéro 123. Parce que Claypool, c’est l’incarnation même de l’artiste total, un savant cosmique de la basse extraterrestre qui refuse de rentrer dans le moule. Et la bonne nouvelle, c’est que le grand bonhomme ne ménage pas ses efforts pour s’envoyer en l’air musicalement avec nous. Non seulement il rempile avec son azimuté de power trio Primus, toujours aussi affûté, lourd et grinçant, mais il remet aussi du combustible dans sa formidable machine psychédélique aux côtés de Sean Lennon. Leur projet commun, The Claypool Lennon Delirium, revient avec un nouvel album qui s’apparente à un voyage astral haut en couleur. La folie brute du bassiste san-franciscain rencontre le génie pop-acide de Lennon dans un kaléidoscope hypnotique. Pas besoin de LSD, leur musique garantit à elle seule l’évasion vers des orbites inconnues. C’est précisément ce genre d’audace, ce refus des barrières et cette créativité sans limite dont nous avons besoin pour traverser cette période estivale. Face à la monotonie ambiante et aux vagues de chaleur, Claypool nous offre l’exutoire parfait. Dans cette interview exclusive, il nous parle de sa vision artistique, de son matos, de ses projets les plus fous et même du duo Angine de Poitrine. Alors, attrapez une boisson fraîche, installez-vous à l’ombre et plongez dans nos pages entre deux festivals. Bonne lecture, protégez vos oreilles (et votre caboche), et surtout : keep on grooving !
La Rédac’
Numéro 123
7,90€
Description
12 / LES CLAYPOOL
Empathie amplifiée


