Edito
EN COUV' : La disparition d’Anthony Jackson nous prive d’un géant de la basse, qui aura, tout au long de son incroyable carrière, montré le cap. Là où l’homme est exceptionnel, c’est qu’il aura été pionnier et virtuose dans tous les domaines. Apte à évoluer avec la même maestria et la même exigence dans la pop ou le jazz, il aura été capable de marquer toutes les époques en participant régulièrement à des disques majeurs. Fagen, Petrucciani, Paul Simon… tous ont fait appel à lui. Il était autant pétri de solides connaissances théoriques et harmoniques que d’un feeling impressionnant, hérité d’une solide culture musicale et d’un véritable amour pour la musique. Il ne dissociait jamais les deux, d’ailleurs, et recherchait à la fois l’un et l’autre chez ses collègues musiciens. Il n’hésitait pas non plus à bousculer les concepts de la lutherie traditionnelle, allant jusqu’à poser les bases de la basse six cordes réellement pensée comme telle et non comme une guitare à l’octave. Les bassistes lui doivent beaucoup, et nombre d’entre eux, probablement grâce à Jackson au moins en partie, ont une approche décomplexée qui inclut technique, théorie, travail et feeling. Le respect du morceau, de la chanson, quelle qu’elle soit, aura été la marque de fabrique du sideman qu’était Anthony Jackson. Pour ceux qui veulent explorer un peu plus le registre grave, nous vous avons également préparé un dossier spécial cinq cordes qui vous donnera peut-être envie d’aller chercher le Si grave. Et puisque les fêtes de fin d’année arrivent à grands pas, vous trouverez nos idées shopping pour un Noël sous le signe de la basse (rappelons si besoin qu’un abonnement à Bassiste Magazine est également une très bonne suggestion, et pas que pour Noël puisqu’on en profite toute l’année !). Bonne lecture à toutes et tous, et rendez-vous en 2026 !
La rédaction
Numéro 119
7,90€

