
Accusée d’abuser de sa position dominante dans l’organisation de spectacles et la billetterie, Live Nation, maison mère de Ticketmaster, a été reconnue coupable, le 15 avril, d’avoir maintenu un monopole illégal à l’issue d’un procès l’opposant à plusieurs dizaines d’États américains. Le juge doit désormais déterminer les sanctions et les mesures correctives, qui pourraient aller jusqu’au démantèlement partiel de la société. Live Nation conteste certains aspects de la décision et envisage de faire appel. Quelques semaines plus tôt, la société avait trouvé un accord avec le ministère américain de la Justice, prévoyant notamment le versement de 280 millions de dollars d’indemnités et la cession de treize salles. Mais plus d’une trentaine d’États avaient choisi de poursuivre la procédure séparément. Selon l’accusation, Ticketmaster contrôlerait 86 % du marché de la billetterie primaire dans les grandes salles américaines et aurait surfacturé les consommateurs d’environ 1,72 dollar par billet entre 2020 et 2024. « Face au recul de l’application des lois antitrust par l’administration Trump, ce verdict montre jusqu’où les États peuvent aller pour protéger nos citoyens des grandes entreprises qui utilisent leur pouvoir pour augmenter illégalement les prix », a réagi le procureur général de Californie, Rob Bonta. Affaire à suivre.


